Ça vous dit quelque chose, hein ? Spirited Away, mon voisin Totoro, ces ambiances magiques à la Ghibli… Sauf que là, bah non, c’est pas vraiment Miyazaki derrière la palette graphique. C’est ChatGPT ! Yep, exactement. L’intelligence artificielle qui copie tranquillou le style de Studio Ghibli, sans pression, sans transpi, juste comme ça, en mode easy.
Alors forcément, on crie au génie. Ou au scandale. C’est selon.
GPT-4o, nouveau génie de l’imitation ?
Tout commence avec OpenAI qui balance une mise à jour : GPT-4o. Générer des images « façon Ghibli » ? En deux-deux. Style poétique, couleurs pastel, créatures loufoques et paysages merveilleux, tout est là, mais sans aucune trace d’un véritable dessinateur japonais.
Un petit tour sur X ou Insta suffit pour constater la frénésie. Des memes à la sauce Ghibli pullulent. Politiciens, célébrités, tout passe au moulinet du filtre magique made by ChatGPT. Mais, ouais, y’a comme un hic. Y’a de la friture sur la ligne éthique.
Mimétisme en mode turbo : c’est permis ça ?
Miyazaki furax ?
Soyons clair : Miyazaki, le génie créatif de Ghibli, il déteste cordialement l’IA. Genre en mode « c’est une insulte à la vie elle-même », dixit lui-même dans un docu en 2016. Le gars il sue sang et eau sur chaque frame pendant que ChatGPT pond ses imitations en 2 secondes chrono. Alors oui, y’a débat.
Droit d’auteur : protégée ou pas, la patte Ghibli ?
Point juridique, droit au but : le style visuel, généralement, c’est open bar. Les grandes mirettes, les créatures improbables, tout ça, pas vraiment sous copyright. Ça surprend, mais c’est la règle.
Mais attention, nuance subtile ici : copier un style, c’est ok ; copier un perso ou une scène précise, là on tombe dans du pur plagiat et c’est la porte ouverte aux ennuis juridiques. Une frontière parfois mince comme une crêpe japonaise.
Experts juridiques au rapport !
Chris Mammen, avocat spécialisé : ça sent pas bon pour la suite
« Le droit américain du copyright, explique Chris Mammen, protège pas les idées ou les styles. C’est ancestral, créer ‘à la manière de’ quelqu’un, ça s’est toujours fait. Mais là, deux gros changements : volume énorme et vitesse hallucinante des images générées, et fidélité quasi-parfaite aux originaux. »
Alors, problème en vue ? Oui, potentiellement : si tu fais croire que ta création sort des studios Ghibli, t’es clairement hors-jeu côté droit des marques. « Ça peut être considéré comme une fausse désignation d’origine, explique l’expert. »
Matthew Sag, professeur en droit : question d’éthique avant tout
Matthew Sag (Université Emory) soulève une autre problématique : OpenAI a arrêté volontairement les imitations de personnes vivantes parce que ça choque. Logique. Mais côté studio ? « Les gens réagissent différemment, mais les studios, eux, pourraient envisager des actions spécifiques si leur image est ternie. »
OpenAI, entre liberté créative et zones grises
Interrogé récemment par TechRadar, OpenAI garde une ligne assez cool mais prudente : « Notre but c’est la liberté créative maximum pour l’utilisateur. On bloque les imitations individuelles d’artistes vivants mais on autorise les styles généraux des studios. » Une nuance habile pour éviter les ennuis juridiques majeurs.

La communauté artistique réagit : et l’humain là-dedans ?
Les créatifs, eux, ils ont l’air partagés. Certains voient ça comme un hommage cool, d’autres comme une trahison pure et simple du travail artisanal. Fan art facilité certes, mais à quel prix pour la créativité humaine ?
« Les machines remplacent-elles l’âme créative ? » s’interroge Lucas B., animateur freelance sur Reddit. On comprend l’inquiétude. La magie humaine est-elle menacée par cette surenchère technologique ? Question ouverte.
Un casse-tête juridique et moral pour l’avenir
La réalité, brute, sans filtre Insta ? Les lois sont dépassées par l’IA et ses possibilités folles. Ça bataille sévère chez les avocats et les politiciens pour trouver une régulation adaptée. Et ça urge.
Bref, si aujourd’hui la réponse juridique est relativement claire (style ok, personnage spécifique pas ok), demain pourrait être différent. Attendez-vous à du changement.
Verdict du Geek :
Soyons honnête, ce dossier sent clairement la patate chaude. Génial pour certains, scandaleux pour d’autres. En attendant, une chose est sûre : le débat ne fait que commencer, et ChatGPT, lui, se marre bien dans son coin digitalisé.
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